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Théorie musicale
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Comme tout langage, la musique a sa grammaire, son orthographe et son vocabulaire. Si vous êtes las de ne composer qu'à partir des 3 mêmes accords depuis des lustres, nul doute que ce forum vous ouvrira des horizons créatifs insoupçonnés, quel que soit l'instrument que vous pratiquiez.
Effets et durées des altérations
[ Théorie musicale ]
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Messages
Leit

Newbie des montagnesNewbie des montagnes

156 messages
1 Posté le 17/07/2008 à 13:06

Bonjour, 
 
1) Une altération placée devant une note altère-t-elle uniquement une seule 
hauteur de note ou bien toutes les hauteurs de ctte note dans une même 
mesure.  
Par exemple : ma note altérée est sol3#, le # est-il valable uniquement 
sur sol3 ou bien est-elle valable aussi pour sol0-sol1-sol2-sol4-etc) ? 
 
2) Durée : 1 mesure. Si l'on veut prolonger l'altération, on doit la répétée 
à chaque mesure. A-t-il toujours été ainsi ? si non, voir point 3.  
 
3) J'ai lu quelque part que les règles concernant les altérations n'ont pas 
toujours été les mêmes au cours des siècles mais je n'arrive pas à retrouver cette info. 
Quelqu'un peut-il m'informer à ce sujet, quelles ont été les changements et à quelles dates ?  
 
Merci par avance pour vos infos.
Katogan

Petit Indien de l'AudioPetit Indien de l'Audio

302 messages
2 Posté le 17/07/2008 à 14:37

Citation :
1) Une altération placée devant une note altère-t-elle uniquement une seule  
hauteur de note ou bien toutes les hauteurs de ctte note dans une même  
mesure.
 
 
Une seule hauteur. Donc, une altération accidentelle pour le sol3 ne vaut que pour le sol3. Les autres sols de la mesure ne sont pas altérés.  
 
 
 
Citation :
2) Durée : 1 mesure. Si l'on veut prolonger l'altération, on doit la répétée  
à chaque mesure. A-t-il toujours été ainsi ?
 
 
Je l'ignore.

myspace
The Queen Détail de la configuration informatique

Newbie des forêtsNewbie des forêts

82 messages
3 Posté le 17/07/2008 à 15:48

Pour le 2) ... Normalement il faut répéter a chaque fois... après si par exemple dans ta compo tu change complètement de tonalité, tu peut te permettre de signaler ne nouvelle armature je pense

Alexandre, The QUEEN
Leit

Newbie des montagnesNewbie des montagnes

156 messages
4 Posté le 18/07/2008 à 09:16

Merci  
 
D'autres infos, surtout pour les questions 2 et 3 ? 
Remarque : Le sujet de ma question concerne uniquement les accidents placés devant des notes et non les altérations constitutives d'une tonalité.
jouly

Chef Sioux du SonChef Sioux du Son

562 messages
5 Posté le 18/07/2008 à 11:48

Pour la question 3 
 
effectivement il y a eu une évolution durant les siecles passés 
dans le sens ou aux prémices il n'y avait pas d'alteration 
à une certaine époque, certains intervalles etaient meme 
considérés par l'eglise comme du satanisme comme le triton (diabolus in musica), mais les compositeurs ont rajouté petit à petit des extensions et des altérations  
 
sinon pour la 2 je suis pas sure d'avoir bien compris la question
stphane215

Newbie des forêtsNewbie des forêts

71 messages
6 Posté le 18/07/2008 à 13:27

Question 2: 
 
Tu veux dire que tu as un # sur le sol dans une mesure et que tu veux qu'il soit encore dièse dans la suivante? ...Et bien il faut remettre le dièse car celui-ci, s'il est accidentel, n'est valable qu'une mesure. 
 
C'est ça ta question Leit?

http://www.myspace.com/sramin
Katogan

Petit Indien de l'AudioPetit Indien de l'Audio

302 messages
7 Posté le 18/07/2008 à 14:08

Tel que j'ai compris la question, Leit demande(rait) si le fait de répéter l'altération à une mesure suivante pour la prolonger a toujours été le cas. Ce à quoi j'ai répondu que je n'en savais rien et dans la négative (c'est à dire que l'altération accidentel se poursuivrait au-delà d'une mesure), alors il renvoie à la question 3. 
 
De mon point de vue, ce questionnement est justifié par le fait que certains annulent l'altération précédente à la mesure suivante parce que "deux précautions valent mieux qu'une" (ce qui signifierait que certains seraient tentés de conserver l'altération tant qu'il n'est pas strictement indiqué qu'il faut l'annuler). Je pense que ce n'est pas une question historique mais de prudence.

myspace
stphane215

Newbie des forêtsNewbie des forêts

71 messages
8 Posté le 18/07/2008 à 14:09

Ok !!!

http://www.myspace.com/sramin
Alain Naigeon

AFicionadoAFicionado

1256 messages
9 Posté le 19/07/2008 à 01:43

Citation :
 
1) Une altération placée devant une note altère-t-elle uniquement une seule  
hauteur de note ou bien toutes les hauteurs de ctte note dans une même  
mesure.  
Par exemple : ma note altérée est sol3#, le # est-il valable uniquement  
sur sol3 ou bien est-elle valable aussi pour sol0-sol1-sol2-sol4-etc) ?  
 
2) Durée : 1 mesure. Si l'on veut prolonger l'altération, on doit la répétée  
à chaque mesure. A-t-il toujours été ainsi ? si non, voir point 3.  
 
3) J'ai lu quelque part que les règles concernant les altérations n'ont pas  
toujours été les mêmes au cours des siècles mais je n'arrive pas à retrouver cette info.  
 
 
Point 1, on t'a répondu ; c'est un truc sur lequel je doute souvent aussi, pour deux raisons : 
- notre époque est éprise de normalisation, et plus on remonte dans le temps, plus c'est souvent un joyeux bordel ou, parfois, un système cohérent mais fort différent du nôtre ; 
- l'excès d'altérations de précaution, justement ! je trouve ça horrible car finalement il va à l'encontre de son but, puisqu'à force d'en voir on finit par douter de la règle de base. 
 
Points 2 et3, la question porte clairement sur l'histoire, il me semble. 
Première réponse en forme de lapalissade : cette règle n'existait pas avant l'apparition des barres de mesures (XVIè siècle). 
En fait c'est énorme comme sujet, je n'en perçois que des bribes, et ta question est très intéressante ! 
 
Jusqu'à mi XVIè existait encore une notation (dite "mensuraliste" qui n'avait pas de barres de mesures, pas de liaisons, et des indications de tempos et de rapports de tempos différents aussi. Elle avait aussi privilégié au départ les rythmes ternaires, et au seizième la mode était clairement au binaire en premier, comme aujourd'hui. Et même la division des notes était variable (ternaires ou binaires). 
Tout cela devenait inextricable avec les libertés nouvelles recherchées par les compositeurs, et c'était donc, si j'ose dire, mal barré  
 
Et vers fin seizième mourrait aussi, non sans batailles homériques, une façon de solfier (appelée solmisation) relative, et non absolue comme aujourd'hui (je sais que certains pays pratiquent encore une lecture relative). 
Cela consistait à dire Mi Fa sur un demi-ton constitutif du mode (musique de l'époque !). Par exemple, il me semble que Do Ré Mi Fa Sol La Si Ré Do aurait été solfié Do Ré Mi Fa Do Ré Mi Fa - toujours se recaler pour qu'un demi-ton soit énoncé Mi Fa. Valable aussi pour La Sib, ou Do# Ré, etc. 
Ceci fait que les altérations n'étaient pas notées comme aujourd'hui (souvent implicites dans le mode ou pour raison d'éviter une mocheté). 
Et même l'armature était différente (Sol mineur : presque jamais de Mi b à la clé ; ou encore : depuis dix ans que cela m'intéresse en amateur, je n'ai jamais vu un seul facsimile jusque, mettons, vers 1550, qui ait comporté deux dièses à la clé). 
Et là encore, l'usage de plus en plus libre des altérations (éclatement des modes) a fait que les chanteurs hésitaient souvent (il y a des documents de plaintes à ce sujet !) 
 
 
Ce qui est intéressant, finalement, c'est que ces deux monuments (notation et façon de composer/solfier) sont morts à peu près en même temps. 
 
La cause en est la "seconde pratique" (prémisse de la tonalité", à savoir liberté rythmique et chromatique ("perversion des modes selon les résistants" d'une ou quelques voix (madrigal) sur un accompagnement relativement simple, ou en tout très nettement différent des voix. 
Par opposition au style de la polyphonie : beaucoup de contrepoint, imitations, etc, basées sur des idées musicales au départ, et sur lesquelles le texte étant, il faut bien l'avouer, parfois placé tant bien que mal. 
Et aussi un usage assez égal des voix (quoiqu'elle use assez tôt, elle, d'intervalles de quartes et de quintes même dans cette polyphonie). 
 
Donc c'est bien l'envie de la seconde pratique (Le compte Bardi, Vincenzo Galilei le fiston, Monteverdi, etc), qui a fait éclater les cadres anciens. 
Elle consistait à mettre en musique les émotions du texte, en collant au plus près de celui-ci ("affetti"
 
Pour revenir à tes moutons : la règle accident valable pour la mesure courante seulement. S'est elle fixée très vite à ce moment ? Je ne sais pas non plus, mais je dirais probablement oui à cause de ce besoin de codifier. 
Ce n'est pas paradoxal, il y a urgence à codifier parce que, musicalement, il peut arriver n'importe quoi (selons les concepts passés) à tout moment, et donc il faut des repères syntaxiques (notation) plutôt que sémantiques (cadre musical bien connu). 
 
 
Si tu veux aborder ces questions, tu peux googueliser des choses comme : 
basse continue 
seconde pratique 
polyphonie franco-flamande 
notation mensuraliste 
musica ficta 
solmisation 
 
et alors, cela m'étonnerait qu'on te revoie avant quelques mois au minimum  
 
 
PS : flemme d'aller intercaler un espace partout là où j'ai guillement+parenthèse fermante -> smiley parasite
Leit

Newbie des montagnesNewbie des montagnes

156 messages
10 Posté le 21/07/2008 à 12:31

Merci pour vos réponses. 
 
Alain Naigeon : très confus tout ça, trop confus pour moi ! 
Je vais googelisé tes mots-clés et qui sait, peut-être qu'une lumière éclairera d'un jour nouveau ma compréhension de ce sujet et que j'obtiendrai 
une réponse claire à mes questions.
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